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Salvadoristique


Marie Poumier subraya el debate secreto entre Roque Dalton (1935-1975) y David Escobar Galindo (1943-).  Ellos definen dos posturas en combate literario por construir la verdad y la política nacional. 
Publicado en marzo 15, 2026
Professor Emeritus. New Mexico Tech rafael.laramartinez@nmt.edu Desde Comala siempre…

La "antología bilingüe de poesía salvadoreña" —«Salvadorístico (Salvadoristique, 2026)» de Marie Poumier— recopila treintainueve (39) poetas nacionales en orden alfabético. De proseguir una cronología, abarca de 1913 a 1985, de acuerdo con el nacimiento de los escritores.  Incluye veintinueve (29) hombres y diez (10) mujeres, cuya disparidad la evaluaría la teoría de género.

El título propone un neologismo—«Salvadorista», la filiación con una doctrina— que calca la «expresión en espiral» del acontecer poético salvadoreño.  Si esta dispersión imita el destino de la diáspora por el mundo, se trata de una temática abierta a la discusión.  En apoyo a esta hipótesis, la autora reconoce la dificultad del "poeta" a asentarse en "su tierra", así como su anhelo de escuchar «los rumores del más allá».

Poumier juzga al país bajo dos símbolos recurrentes que recubren su identidad en construcción constante, a saber: el nombre propio y la flor (anthos).  En primer lugar, citando a Claudia Lars (1899-1974) «la madre de todos los poetas»— la palabra vaticina el hado social del objeto o del sujeto que nombra.  Los sonidos y las letras no resultan arbitrarios. No son un simple ropaje cultural del mundo natural y social. En cambio, trasladan la esencia humana —transpuesta en las cosas— hacia el lenguaje.  Por ello, anterior a toda teoría marxista, resalta cómo la estatua de «El Salvador del Mundo» prescribe la historia de sacrificio, de martirio y de exclusión social, la elimi-Nación de la diferencia (véase la ausencia de los idiomas maternos en la literatura monolingüe). En verdad, San Romero (1917-1980) guía la nueva voz de la poesía desde la década de los ochenta.

Antes de su consagración, Poumier subraya el debate secreto entre Roque Dalton (1935-1975) y David Escobar Galindo (1943-).  Ellos definen dos posturas en combate literario por construir la verdad y la política nacional.  No recalca la muerte sacrificial de Dalton, en su propio círculo armado, durante la «guerra florida». Pero insiste en anotar el desdén por su interlocutor —contrapuesto a los ideales revolucionarios hoy fallidos, debido a la agonía de la lucha: «sin revolución y muerte» cíclica de la diferencia.  En Escobar Galindo, el «equilibrio» prevalece junto a la «inquietud espiritual e intelectual».

En cambio, tres décadas después, hacia la víspera del siglo XXI, los opuestos complementarios se reconcilian gracias a la revolución sinódica de los clásicos.  «Francisco Gavidia y Alberto Masferrer, Salarrué el folklorista, Claudia Lars», etc., sin la necesidad de un nuevo rito sacrificial, quizás. En materia poética, el fracaso de la revolución social engendra el retorno cíclico de los clásicos, bajo el silencio de la esfera pública militar que difunde su obra.

Durante esta renovación primaveral, cobra vigencia el segundo emblema simbólico del país.  La «flor» no sólo refiere al «izote», escudo nacional, sino al alimento que sustenta el cuerpo humano. Al encarnarla, los habitante asumen la vocación de «árbol».  Transcriben poesía (anthos) y su vida abraza, enrama la esperanza de la hoja, cogollo y folio. Así facilitan la recopilación (Logos/Tapixca) del «florilegio» que la antología reproduce y traduce al francés.  Si formalmente destaca el paso del soneto clásico a la desnudez de la forma libre, la temática exige un vuelco hacia la siembra. En efecto, desde la guerra civil, el cultivo político se hunde en el surco corporal cuya flor (anthos) sangrante profetiza una resurrección sin fecha precisa.  El futuro inexistente e incierto ignora si la flor engendrará el fruto promisorio. A saber...

Entretanto, en la presencia, la poesía prosigue la ley elemental del lenguaje que a diario nos nutre.  No sólo se «esculpe» en columna vertebral del mundo hablado. A la vez, anuncia que el «conflicto» hace del país una «abomi-Nación» acaso interminable. No se sabe si al verbalizar el mundo viviente, la sangre sigue irrigando la flor o, en cambio, en un país ahora tan seguro la «tinta» reemplaza el plasma, al encarcelar la violencia.

Bajo la aureola de los clásicos resurrectos —de sus encarnaciones vivas— la actualidad de lo Otro se disipa en la ausencia o en el «con/m-flicto/bate, el golpe contra la diferencia».  Del periodismo investigativo —a la mujer sin derechos sobre su propio cuerpo— la poesía contemporánea debe inaugurar un terreno aún baldío. Ha de edificarse en presencia crítica del mundo socio-político actual. Mientras esos derechos no se logren —oposición razonada, con apoyo similar a los clásicos durante los regímenes militares, y mujer independiente, fuera del acoso—la poesía continuará su compromiso ineludible, hasta encontrar nuevos desafíos por venir.

***

L’anthologie bilingue de poésie salvadorienne de Maria Poumier —"Salvadoristique (2026)" – rassemble trente-neuf (39) poètes nationaux par ordre alphabétique.  Suivant un ordre chronologique, la recollection couvre la période de 1913 à 1985, selon les années de naissance des auteurs.  Elle comprend vingt-neuf (29) hommes et dix (10) femmes, une disparité qui pourrait être analysée par la théorie du genre. Le titre propose un néologisme —"Salvadoriste", qui signifie appartenance à une doctrine— reflétant "l’expression en spirale" du développement poétique salvadorien.  La question de savoir si cette dispersion reflète le destin de la diaspora à travers le monde reste ouverte.  À l’appui de cette hypothèse, l’auteure reconnaît la difficulté pour le poète de "s’établir dans sa patrie", ainsi que son désir ardent d’entendre "les murmures de l’au-delà". Poumier juge le pays à travers deux symboles récurrents qui imprègnent son identité en perpétuelle évolution : le nom propre et la fleur (anthos).  Tout d’abord, citant Claudia Lars (1899-1974) —" la mère de tous les poètes"—, le mot préfigure le destin social de l’objet ou du sujet qu’il nomme.  Les sons et les lettres ne sont pas arbitraires.  Ils ne sont pas une simple représentation culturelle du monde naturel et social.  Au contraire, ils transposent l’essence humaine – incarnée dans les choses – dans le langage.  Ainsi, en avance sur toute théorie marxiste, elle souligne comment la statue du "Sauveur du monde" prescrit une histoire de sacrifice, de martyre et d’exclusion sociale, l’effacement de la différence (voir l’absence de langues autochtones dans la littérature monolingue).  De fait, Saint Romero (1917-1980) a guidé la nouvelle voix de la poésie depuis les années 1980. Avant sa consécration, Poumier souligne le débat secret entre Roque Dalton (1935-1975) et David Escobar Galindo (1943-).  Ils définissent deux positions dans une lutte littéraire pour la construction de la vérité et de la politique nationale. Elle n'insiste pas sur la mort sacrificielle de Dalton au sein de son propre cercle armé, lors de "la guerre floridée".  Mais elle insiste sur le mépris qu'on affiche envers son interlocuteur —mépris qu'ell oppose aux idéaux révolutionnaires, désormais brisés par l'agonie de la lutte : "sans révolution et mort" cyclique de la différence.  Chez Escobar Galindo, « l'équilibre » prévaut, de même qu'une « agitation spirituelle et intellectuelle ». En revanche, trois décennies plus tard, à l'aube du XXIe siècle, des opposés complémentaires se réconcilient grâce à la révolution synodique des classiques : "Francisco Gavidia et Alberto Masferrer, Salarrué le folkloriste, Claudia Lars", etc., peut-être sans qu'il soit nécessaire d'instaurer un nouveau rite sacrificiel.  En termes poétiques, l'échec de la révolution sociale engendre le retour cyclique des classiques, dans le silence de la sphère publique militaire qui diffuse leurs œuvres. Durant ce renouveau printanier, le second emblème symbolique du pays prend de l'importance.  La « fleur » renvoie non seulement à l'izote, yucca", l'emblème national, mais aussi à la nourriture qui allaite le corps humain.  En l'incarnant, les habitants endossent la vocation "d'arbre".  Ils transcrivent la poésie (anthos) et leur vie embrasse, embranche, l'espoir de la feuille, du bourgeon et de la page.  Ainsi, ils facilitent la recompilation (Logos/Tapixca) du "florilège" que l'anthologie reproduit et traduit en français.  Si le point culminant formel est le passage du sonnet classique à la nudité de la forme libre, le propos thématique invite à se tourner vers les semailles.  Depuis la guerre civile, la culture politique s'est enfouie dans le sillon même de la souffrance, dont la fleur saignante (anthos) prophétise une résurrection sans date précise.  L'avenir incertain et inexistant ignore si cette fleur portera le fruit promis. Qui sait… Parallèlement, la poésie, par sa présence, perpétue la loi élémentaire du langage qui nous nourrit au quotidien.  Elle ne se contente pas de se "sculpter" dans la colonne vertébrale du monde parlé.  Simultanément, elle proclame que le "conflit" fait du pays une "nation abominable", peut-être sans fin.  On ignore si, en verbalisant le monde vivant, le sang continue d'irriguer la fleur ou si, au contraire, dans un pays désormais si sûr, «"l'encre" remplace le plasma, emprisonnant la violence. Sous l'auréole des classiques ressuscités —de leurs incarnations vivantes—, la présence de l'Autre se dissipe dans l'absence ou dans le "conflit/combat, le coup porté à la différence".  Du journalisme d'investigation à la femme privée de droits sur son propre corps, la poésie contemporaine doit inaugurer un terrain encore aride.  Elle doit se construire sur une présence critique du monde socio-politique actuel.  Tant que ces droits ne seront pas acquis —une opposition raisonnée, bénéficiant d'un soutien comparable à celui des classiques sous les régimes militaires, et des femmes indépendantes, libres de tout harcèlement—, la poésie poursuivra son engagement inéluctable, jusqu'à ce qu'elle rencontre de nouveaux défis.

Poetas incluidos / Poètes inclus

1. Alfaro, William (1973)
2. Alvarenga, Luis (1969)
3. Anna Delmy Amaya Aguilar (1954)
4. Amaya, Vladimir (1985)
5. Ámbar,  Pedro (1972)
6. Argueta, Manlio (1935)
7. Argüello, Lovey (1947)
8. Ávalos, Jorge (1964)
9. Campos, Alexander (1963)
10. Canales, Jorge (1957)
11. Cárcamo, Eduardo (1950)
12. Chacón, René (1965)
13. Chinchilla, Miguel Ángel (1956)
14. Darío Lara, Álvaro (1966)
15. Escobar Galindo, David (1943)
16. Fajardo, Alfonso 1975)
17. Galán, Jorge (1973)
18. Guevara, Otoniel (1967)
19. González Huguet, Carmen (1958)
20.  Hernández Aguilar, Federico (1974)
21. Hernández Pereira, Ricardo (1985)
22. Herodier, Claudia (1950)
23. Huezo Paredes, Elisa (1913-1995)
24. Iraheta Santos, Julio (1939-2024)
25. Kijadurías, ver Quijada Urías
26. Lovos, Patricia (1991)
27. Marquina, Mauricio (1945-2025)
28. Mendoza, Rafael (1943)
29. Meyer, Claudia (1980)
30. Montano, Heriberto (1950-2007)
31. Navas, Nohemy (1974)
32. Orantes, María Cristina (1955)
33. Ortiz, Eva (1961)
34. Pocasangre, Alberto (1972)
35. Posada, Dina (1946)
37. Quijada Urías, Alfonso “Kijadurías” (1940)
38. Rauda, Ilich (1982)
39. Rentería Meza, André (1985)
40. Rodríguez, Mario Noel (1955)
41.  Soundy, Yanira (1964)

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